Arbitrage
assurance vie
Dans
les contrats ou les tableaux comparatifs, la notion d'arbitrage
assurance-vie apparaît fréquemment. Mais à quoi sert un arbitrage
assurance-vie, et faut-il prêter une attention particulières aux frais
qui y sont liés ?
Un
arbitrage assurance-vie permet de modifier la nature des
investissements, ou plus précisément, de les répartir différemment. Un
arbitrage assurance-vie peut ainsi être nécessaire lorsque l'assuré
change de projet, et décide par exemple de passer d'une politique
d'investissement offensive à des placements plus sécurisés. L'arbitrage
assurance-vie est parfois judicieux selon le contexte économique :
récemment, les actionnaires liés directement ou indirectement au
désastre hypothécaire américain ont pu limiter les dégâts grâce à
l'arbitrage.
Un arbitrage assurance-vie est
donc parfaitement inutile dans le cas de comptes mono-support. Un
capital entièrement investi dans un fonds en euros devra passer par une
procédure de transfert de contrat pour pouvoir changer la nature de ses
investissements. Les arbitrages assurance-vie sont en revanche
essentiels pour un compte multi-support, qui tire son intérêt dans la
souplesse de gestion des unités de compte.
L'arbitrage
assurance-vie a toutefois un coût, qui peut largement paralyser les
assurés, et donc amoindrir les avantages liés aux unités de compte. Il
faut donc se renseigner correctement sur les frais d'arbitrage avant de
souscrire à une assurance-vie : une grande variété de placements sera
parfaitement inutile si les arbitrages affichent des tarifs
rédhibitoires. Dans les comparatifs, on constate que les arbitrages
assurance-vie sont calculés selon un forfait en euros (15 euros le plus
souvent) ou à partir d'un pourcentage, compris entre 0 et 1%.